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Jardinage dans les caniveaux (PV Jill)

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Hume


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MessageSujet: Jardinage dans les caniveaux (PV Jill) Mer 28 Oct - 22:58

(Désolée pour la qualité, mais je suis coincée sur mobile pour rp !) 

Ambiance nocturne et brumeuse. Le quartier sud était plongé dans la pénombre apportée par le soleil couchant. Les voiles de fumée perpétuels laissaient apparaître une masse grouillante d'ouvriers issus de différentes usines. Bon nombre d'entre eux se dirigeraient vers le bar le plus proche afin de noyer leurs soucis et leur fatigue dans l'alcool. 
Certains d'entre eux allèrent voir des petites frappes, et membres de gangs ; pour régler certaines dettes, acheter une protection virtuelle ou bien se procurer de la coke. C'était un soir comme les autres au quartier Sud, où des accords de violon résonnaient dans la brume. 


Edwin fit encore une fois glisser son archet sur les cordes ; en laissant les notes de cette mélodie aux airs anciens se porter aux oreilles des passants. À la fin de celle-ci, il tint la dernière note avant de décoller l'instrument de son épaule. Quelques mèches de cheveux roses masquèrent son regard bleu ; et son visage ne put être aperçu que par la monnaie qu'il ramassait dans le linge sale qui lui servait d'étui de fortune. Il glissa les quelques pièces dans sa poche, avant de soigneusement emballer l'instrument. Légèrement courbé, il avança dans les rues, errant un petit peu au gré des tournants. 

- Hé toi ! Le travesti homosexuel ! File moi ton fric ! 

- Mais... Mais... J'ai payé ton chef hier ! 

- Mon chef c'est pas moi le gay ! Donne moi ça gentiment  ou tu peux t'assurer que je vais te le prendre de force ! 

- Mais il faut bien que je mange ce soir... Aïe ! 

Une pierre de la taille d'une balle de ping pong venait de heurter de plein fouet sa tête, le faisant porter sa main à l'endroit d'une future bosse. Il tourna les talons pour fuir, mais fut bloqué par deux autres racailles, qui le frappèrent à coups de bâton. Tentant tant bien que mal de protéger le violon de la violence, il se roula en boule sur le sol, laissant son corps exposé. Il fut rapidement mis hors combat et ses poches furent délestées des piécettes, qui résonnèrent dans la main du gangster. Ses deux acolytes traînèrent leur victime dans une rue isolée, avant de le lancer dans le caniveau avec son instrument de travail. 

- Et la prochaine fois, joue plus loin ! On en a marre de t'entendre !
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» Jill Boly
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Hume


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MessageSujet: Re: Jardinage dans les caniveaux (PV Jill) Lun 2 Nov - 20:38



Au son du violon.
Edwin Jordannis & Jill Boly


Il n'y a qu'une dizaine de personnes à peine dans la dernière rame de métro de ce mardi de novembre. Jill y trouve sans mal une place assise, ce qui, le matin, est pratiquement impossible. Elle regarde l'obscurité des sous-sols par la vitre, en se sentant complètement fatiguée. Elle songe que ce n'est plus possible de continuer à ce rythme. Elle songe aussi que cela fait des semaines qu'elle pense ne plus être capable de suivre la cadence longtemps. Cela fait des semaines, et rien n'a changé. Elle descend du métro avec cette phrase obsédante, rien n'a changé et rien ne changera. Elle émerge de la station de métro dans la nuit froide et humide du Quartier Sud et demain, elle fera le même chemin. Rien n'aura évolué.

Il pleut, dehors, et le vieux manteau noir de Jill n'a pas de capuche. Peu lui importe. Elle se moque que ses cheveux soient humides, que la pluie lui cingle le visage. En un sens, l'eau froide la revigore. Jill avance rapidement, parce qu'elle a horreur du Quartier Sud la nuit tombée. L'endroit a l'air plus sinistre que jamais sous l'éclairage orangé des lampes publiques, et elle n'ose pas imaginer quelles monstruosités se terrent dans les ruelles. Jill est seule, elle n'entend que le bruit de ses pas, quelquefois une voiture passe, elle songe alors que si seulement elle avait un véhicule elle ne serait pas si apeurée en rentrant du Café du Sentier Perdu où elle a travaillé jusqu'à vingt-deux heures trente.

Jill porte un sac en plastique avec quelques courses effectuées dans la journée ; le sac heurte ses jambes à chaque pas et les boîtes de tomates pelées lui font mal. Les anses du sac enserrent le poignet de Jill et le meurtrissent. La jeune femme pense à ses enfants, demain il faudra les réveiller tôt, obliger Emily à s'habiller, faire les tartines de Charlie pour le midi, les conduire à l'école, leur dire au revoir, repartir pour le Café du Sentier Perdu, mettre son tablier et commencer à nettoyer le bar, comme chaque jour, comme hier, comme demain, comme chaque jour qui passe. Les enfants dorment sûrement, à l'heure qu'il est, la voisine qui s'occupe d'eux presque quotidiennement a dû les mettre au lit. Charlie et Emily ont six et trois ans mais ils sont accoutumés à s'endormir sans la présence de leur mère. Jill a l'impression qu'elle est si souvent absente qu'ils sont plus attachés à Ada, la voisine, qu'à elle-même.

Jill est fatiguée, embrouillée par ses pensées, elle ne voit pas la dalle de béton du trottoir qui est un peu surélevée, alors ses pieds s'emmêlent dedans, elle tombe lourdement et le sac roule dans le caniveau. Durant une bonne minute, Jill reste couchée à terre, sous la pluie, elle a envie de pleurer comme une enfant, elle se sent brisée, anéantie, vidée, elle n'aura plus jamais la force de se redresser. Pourtant, une ultime parcelle d'énergie finit par la faire se redresser, se mettre à quatre pattes et s'examiner rapidement. Elle n'a rien, pas une égratignure. Elle se penche, tâtonne pour retrouver son sac, et touche quelque chose de vivant.

Jill retire sa main aussitôt et pousse un cri d'effroi. Surmontant sa terreur, elle scrute le caniveau et voit quelqu'un couché là, un homme apparemment, un jeune adulte avec des cheveux d'une couleur rose singulière, et dont le corps porte des marques de coups. « Mon dieu » s'exclame Jill d'une voix tremblante. Elle pose une main hésitante sur l'épaule de l'homme et le secoue doucement. « Vous vivez encore ? » demande-t-elle en anglais, avant de s'apercevoir de la stupidité de cette question et d'ajouter : « Vous m'entendez ? »

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« N'aurait-on pas dit qu'elle avait demandé au ciel trente mille francs de rente et des égards ? »
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MessageSujet: Re: Jardinage dans les caniveaux (PV Jill) Mar 17 Nov - 17:38

(Désolée pour ce retard, mais mon ordinateur a eu la merveilleuse idée de me lâcher... Donc, j'ai dû trouver une solution de rechange... Pas très bonne, mais je ferais ce que je peux!)

Le jeune violoniste avait été plongé dans une sorte de torpeur par ses assaillants. La pluie ne le fit pas bouger, à peine frissonner lorsqu'il sentit les froides gouttes traverser la masse rose et s'abattre sur sa nuque. Ce qui le réveilla en revanche, fut ce coup supplémentaire de la part d'une lourde masse qui tombait sur lui. Il serra les dents et raffermit la prise sur son instrument, en tentant au maximum de ne pas se faire remarquer comme une cible potentielle. Maintenant qu'il avait perdu son argent, la seule possession qu'il lui restait était son manteau et son précieux violon. Les deux choses, pour lui, essentielles à sa vie. Il frémit lorsqu'il sentit quelqu'un le toucher... Il savait qu'il devrait recourir à la prostitution... Il savait que s'il voulait survivre à cette personne, il devrait coucher avec elle. Redoutant le coup, il fut pour le moins surpris de la question de son interlocutrice... Personne ne faisait attention au violoniste rosé.


- Je... Je vous entends madame... Me faites pas de mal... Je ferais ce que vous voulez mais laissez moi mes affaires!

Il se mit sur ses genoux en tremblant, plus à cause de la peur qu'à cause de la pluie, serrant toujours l'instrument et l'archet emballés dans le paquet de tissus sales. Se rendant compte des coups qu'il avait pris, il porta instinctivement sa main à sa tête, pour constater qu'un petite bosse, cachée par sa chevelure qui lui tombait maintenant comme une serpillère sur la tête, se trouvait là. Il soupira en lui tendant son sac plastique qui se trouvait non loin de sa main.


- C'est assez lourd... Vous voulez que je vous le porte chez vous c'est ça?

Ce n'était qu'un simple Hume, placé tout en bas de l'échelle des Humes. Banal, sans aucune compétence particulière ou talent caché. Juste une simple personne qui cherchait à survivre, une semaine, un jour de plus. Que perdrait-il à s'abaisser comme esclave, de toutes les manières possibles, pour quelqu'un?
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MessageSujet: Re: Jardinage dans les caniveaux (PV Jill) Jeu 19 Nov - 20:42



Au son du violon.
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Le jeune homme vit, Jill le voit serrer contre son cœur quelque chose de lourd et d'emballé dans des chiffons. Il lui répond, lui demande de ne pas lui faire de mal, qu'il fera tout ce qu'elle voudra. Jill le dévisage sans comprendre. Personne ne l'a jamais priée de ne pas lui faire mal. Personne n'a jamais eu l'air de la craindre. Elle devine, par les paroles de l'homme aux cheveux roses, qu'il est dans cet état par la faute de quelqu'un d'autre. Lorsqu'il se met à genoux, elle a l'occasion de le distinguer mieux. Il est maigre, ses vêtements n'ont rien de luxueux, il a une apparence assez pitoyable. « Vous allez bien ? » lui demande Jill, qui remarque les tremblements du jeune homme. « Vous ne voulez pas que j'aille chercher de l'aide ? » ajoute-t-elle. Il ne semble pas dangereux, pas le moins du monde. Un mot traverse l'esprit de Jill, paumé, selon elle c'est bien l'adjectif qui correspond à ce personnage. Elle le regarde encore, il ne paraît pas grièvement blessé, à peine une bosse est-elle discernable sur son crâne couvert de cheveux roses dégouttants de pluie.

Il a ramassé le sac en plastique rempli de courses et le lui tend. Il propose de le porter jusqu'au n°10. Jill est étonnée par ce geste. Instinctivement, elle se remémore sa rencontre avec Cassidy Fawkes, qui, chez elle, descendait des verres de sherry, fumait et se moquait des enfants. Jill ne tient guère à revivre une scène semblable, à ouvrir à nouveau sa porte à un parfait inconnu qui ne lui portera certainement pas chance. « Oh, vous n'êtes pas obligé » répond-elle bêtement, avant de se décider à se relever. Il pleut toujours, et elle n'est pas plus protégée que l'homme aux cheveux roses. Une fois debout, Jill le regarde une fois de plus, c'est idiot et lâche mais elle n'a pas peur de contempler intensément cet individu, puisqu'il semble si peu à l'aise, si apeuré par sa présence. Elle qui baisse les yeux d'ordinaire, parle d'une voix presque murmurante, fixe le jeune homme maigre sans crainte. Doucement, elle lui prend le sac en plastique des mains, et finit par proposer à son tour : « Je n'habite pas très loin – à deux rues d'ici. Vous voulez venir vous y sécher ? Vous êtes complètement trempé. »

Jill a fini par redémarrer le chauffage central au n°10. Elle ne sait pas s'il tiendra tout l'hiver – à son avis, non. Il va falloir qu'elle emprunte de l'argent pour payer le mazout. Il va falloir qu'elle travaille assidûment pour gagner son salaire qui est tout sauf faramineux. Il va falloir qu'elle s'accroche, pour ses enfants, il va falloir qu'elle survive à l'hiver. Elle n'a pratiquement rien, à peine de quoi vivre, mais elle tend la main à l'homme aux cheveux roses pour l'aider à se mettre sur ses pieds et se dirige vers le n°10 en l'invitant à la suivre ; parce que d'autres sont aussi démunis qu'elle, et ils peuvent bien être solidaires, compagnons d'infortune.

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