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Tendre la main, et espérer. [Jeremiah Crane]

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» Jill Boly
Hume

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MessageSujet: Tendre la main, et espérer. [Jeremiah Crane] Mar 22 Sep - 21:35



Tendre la main, et espérer.

Jeremiah Crane & Jill Boly.


C'est un mercredi plutôt ordinaire. Jill apprécie encore relativement bien les mercredis et vendredis, puisque ce sont les deux jours de la semaine où elle ne doit pas remplacer la sœur de son patron au bar, le soir venu. Elle a choisi ces jours-là pour profiter un peu de la compagnie de ses enfants. Être seule pour les élever est problématique sur l'île, car ils sont trop jeunes pour veiller sur eux-mêmes et leur mère doit absolument travailler s'ils veulent vivre tous les trois un tant soit peu décemment. Heureusement, elle a sympathisé avec une voisine Hume du Quartier Sud, une veuve de peut-être quarante-cinq ans, qui a elle-même trois rejetons et sait ce que c'est. Jill ne sait pas ce qu'elle ferait sans l'aide de cette voisine, qui ramène Emily et Charlie de l'école, en même temps que ses propres enfants, et les garde chez elle jusqu'à ce que leur mère revienne. Jusqu'à présent, elle n'a pas demandé de dédommagement, parce qu'Emily et Charlie ont tout de même quelques notions d'éducation et s'entendent bien avec leurs trois jeunes voisins, mais Jill redoute le jour où Ada Hannon lui réclamera de l'argent pour le baby-sitting.

En attendant, elle est venue travailler au Café du Sentier Perdu pour en gagner, de l'argent. Jill n'y va jamais de bon cœur. Ce n'est pas que le bar soit mal famé, que son propriétaire soit désagréable, loin de là ; mais passer quotidiennement le balai, serpillière et autres outils de ménage la dépriment. Jill n'aime pas ce métier, et pourtant elle n'a fait que ça durant toute sa courte carrière : en Irlande déjà, elle était femme de ménage dans un hôtel, et elle avait déjà ça en horreur. Au pays, certes, la directrice était beaucoup plus pénible que Jeremiah et sa sœur, mais nettoyer les vitres tous les deux jours était et reste une corvée. Jill a constamment l'impression que ce qu'elle fait, ce n'est pas ça. Ce n'est pas ce à quoi elle aspirait, jadis. Ce n'est pas ce à quoi elle s'attendait en arrivant sur l'île. Elle ne pensait pas aboutir à une situation pire qu'en Irlande.

Jill a le mal du pays. Colin's Island, malgré ses beaux quartiers et la campagne qui est très belle, ainsi que la proximité de la mer, ne lui plaît pas. L'Irlande lui manque, et elle s'en veut d'être mélancolique de ce pays qu'elle a quitté avec tant de hâte. Ce matin, dans la boîte aux lettres, il y avait une lettre d'Ernest, son compagnon resté en Europe. Elle était pleine de fautes d'orthographe, bizarrement ce constat a serré le cœur de Jill. Ernest parlait des enfants et de combien il voudrait les revoir, seulement il ne veut pas se risquer à aller sur l'île puisqu'une fois dessus, on ne peut plus partir. Et les petits ne peuvent donc pas aller en Irlande. Jill ne s'attendait pas à cette lettre. Sa main a tremblé quand elle l'a lue – Ernest ne parlait pas d'elle, il ne parlait pas de leur départ précipité et secret. Peut-être qu'il avait compris que sa compagne le fuyait, lui et la vie misérable.

Jill repense à ça alors que sa journée de travail s'achève. Elle va au vestiaire échanger son tablier et ses vêtements « à salir » contre des habits plus civilisés – même si elle a toujours son manteau noir élimé et ses vieilles Converses sales. En se changeant elle songe une fois de plus que fuir l'Irlande comme elle l'a fait était irréfléchi et stupide. Elle aurait dû se renseigner davantage sur Colin's Island. Prévenir ses proches. Et surtout, partir moins loin. Cela lui fait si mal de regretter son acte irréparable qu'elle s'enfonce les ongles dans le bras pour ressentir une douleur différente, qui pourra s'apaiser et guérir.

En sortant du vestiaire avec son sac, elle voit Jeremiah et elle se dit que c'est le moment ou jamais. Il faut qu'elle lui parle, qu'elle lui dise autre chose qu'un au revoir et à demain. Il est son patron, après tout, et elle le voit quotidiennement depuis quelques mois. Elle a appris qu'il n'était pas désagréable et n'allait pas la remballer si elle l'abordait, même si le problème dont elle veut lui faire part est assez délicat. Alors, elle rassemble son courage et va vers lui. « Jeremiah » l'appelle-t-elle, « est-ce que je pourrais vous parler ? Cinq minutes. » Elle maudit sa voix de n'être ni forte ni assurée.

_________________
« N'aurait-on pas dit qu'elle avait demandé au ciel trente mille francs de rente et des égards ? »
L'Assommoir.

Jill est également
ICI.
Vous me retrouverez incarnant aussi Jolibelle.
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